10 novembre 2021

Jour 3▸ À la recherche du vent

Photo du bord

Les journées se suivent et se ressemblent sur la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre… un peu trop même, vous diront les concurrents en Class40. Alors que la tête de flotte, emmenée par l’équipage normand Nicolas Jossier / Alexis Loison, s’est extirpée durant la nuit de cette zone sans vent, Amélie et Marie, positionnées 65 milles derrière sont quant à elles toujours à la recherche d’une porte de sortie. Une situation qui dure depuis trois jours et qui met à rude épreuve les organismes et le mental des marins comme le confirmait la skippeuse de La Boulangère Bio ce matin. Les deux navigatrices se relayent aux réglages pour faire avancer leur Class40 et peuvent compter l’une sur l’autre dans cette entame de course décidément bien compliquée !

« On fait des danses et des chants pour appeler le vent ! Mais ça ne fonctionne pas tellement pour le moment ! On tricote comme on peut dans la mole… ce n’est pas évident. Pour certains de devant, c’est passé à l’est, pour d’autres à l’ouest ou encore tout droit au milieu… Nous ça ne passe pas ! Nous sommes dessus, à fond sur les réglages ! Il y a quasiment toujours une de nous qui dort ou mange et l’autre qui règle et barre pour essayer de saisir toutes les occasions de gagner quelques mètres, c’est long ! En ce moment nous avons 4 ou 5 nœuds de vent plutôt du nord, et une bonne houle assez désagréable qui dégonfle le spi à chaque vague ! Nous avons échangé par VHF avec Matthieu & William ce matin (équipage Inter Invest). Comme nous, ils sont fatigués d’être toujours dessus, mais en double c’est plus simple à gérer mentalement car on se soutient ! »  Amélie Grassi

Le Class40 La Boulangère Bio prend forme au chantier JPS à la Trinité-sur-Mer

Dans les bâtiments du chantier JPS à la Trinité-sur-Mer, la construction du Class40 La Boulangère Bio a débuté mi-mai. Ce plan Raison, du nom de son architecte, devrait être mis à l’eau au mois d’août prochain. S’en suivront d’intenses navigations afin qu’Amélie prenne en main sa nouvelle machine avec laquelle elle s’élancera en novembre prochain pour sa première transatlantique en double, la Transat Jacques Vabre.