22 novembre 2021

Jour 15▸ En manque de vitesse

Amélie Grassi et Marie Riou poursuivent leur longue traversée de l’Atlantique et se classent cet après-midi en 10e position au sein d’une flotte très groupée. Si la bonne humeur est toujours de mise à bord de La Boulangère Bio, le duo connaît depuis hier quelques difficultés à trouver la vitesse. Mais il en faut plus pour décourager les deux navigatrices qui se relaient avec énergie pour débloquer la situation et faire avancer au mieux leur Class40.

Contactées en début d’après-midi, Amélie et Marie nous ont donné quelques nouvelles :
 
« Ça va bien à bord de La Boulangère Bio, même si les dernières 24 heures et cette nuit c’était un peu compliqué. Nous sommes à fond dessus et pourtant ça n’avance pas comme on le souhaiterait. Nous avons galéré à gérer les algues, à trouver la vitesse. Mais nous ne baissons pas les bras pour autant ! Il y en a toujours une qui se repose et l’autre qui met tout en œuvre pour avancer au mieux et à l’échange de quart on discute sur nos ressentis pour tenter de faire progresser un peu plus vite le bateau. Nous savons qu’il reste encore du chemin. La vitesse ça nous prend un peu la tête car faire la course sans vitesse c’est difficile. Mais il n’y a pas que ça non plus. Il y a aussi le positionnement, la gestion du bateau. Et puis nous allons sûrement finir par débloquer les choses. On s’accroche à fond et figurez-vous que nous sommes toujours de bonne humeur ! Il reste encore une semaine avant d’atteindre la Martinique et une chose est sûre, nous n’allons rien lâcher du tout ! »  
Alors que les premiers bateaux (Ocean Fifty) devraient franchir la ligne d’arrivée à Fort-de-France en début de nuit, le Class40 La Boulangère Bio pointe en 10e position à 67 milles du leader Redman (Carpentier / Santurde Del Arco).

Le Class40 La Boulangère Bio prend forme au chantier JPS à la Trinité-sur-Mer

Dans les bâtiments du chantier JPS à la Trinité-sur-Mer, la construction du Class40 La Boulangère Bio a débuté mi-mai. Ce plan Raison, du nom de son architecte, devrait être mis à l’eau au mois d’août prochain. S’en suivront d’intenses navigations afin qu’Amélie prenne en main sa nouvelle machine avec laquelle elle s’élancera en novembre prochain pour sa première transatlantique en double, la Transat Jacques Vabre.