18 novembre 2021

Jour 11▸ Un Cap-Vert qui se mérite !

En ce 11e jour de course, Amélie Grassi et Marie Riou poursuivent leur route vers le Cap-Vert à la 6e place. Alors que les étraves des Class40 se rapprochent de l’archipel, le vent se fait de plus en plus faible. Des conditions météo complexes qui ouvrent la voie à différentes stratégies et qui pourraient bien créer quelques écarts avant la traversée de l’Atlantique !

@polaRYSE

Contactée cet après-midi Amélie Grassi nous donnait des nouvelles du bord, « Nous avons bien dormi la nuit dernière, les conditions étaient particulièrement tranquilles donc on est en forme ! On progresse doucement vers le Cap-Vert. On devrait mettre encore une journée avant de l’atteindre. Nous sommes en train d’essayer de gérer une situation météo complexe. En fait, il y avait deux options possibles. L’une à l’est et l’autre à l’ouest et ce qui est sûr, c’est que ça ne donnait pas du tout envie de couper le fromage. Il fallait un peu choisir son camp. Nous étions assez tentées par l’option est, mais en notre qualité de poursuivants, nous n’étions pas certaines d’arriver à prendre le flux qui nous intéressait et à se positionner correctement. En effet, nous avions quand même un peu de retard sur le paquet de tête qui a réussi à aller se placer là-bas. Du coup, nous avons fait un choix plus raisonnable, nous sommes parties sur l’ouest en se disant que vu notre position au moment de prendre cette décision, on aurait plus de chances de réaliser un meilleur projet. »

Après 11 jours en mer, un temps de navigation record pour Amélie et Marie qui n’avaient fait jusqu’ici que quelques sorties et leur parcours de qualification, les deux navigatrices ont pris leurs marques et maîtrisent de mieux en mieux leur machine, « Avec Marie, on ne se connaissait pas et on ne connaissait pas non plus le bateau. Ça faisait quand même beaucoup d’inconnues pour partir sur une vingtaine de jours en transat. Mais tout se passe à merveille ! Nous nous sommes bien trouvées et nous avons un bon rythme. C’est aussi agréable de sentir qu’on commence à prendre en main le bateau. On ne va pas se permettre de dire que nous sommes capables de l’utiliser à 100% de son potentiel, mais nous arrivons à mieux le manipuler, à connaître sa vitesse, ses réglages. Et c’est tout de suite plus sympa pour nous en termes de sensations ! Nous apprenons beaucoup et nous profitons vraiment à fond ! »

Si la route est encore longue et que le duo avance étape par étape, Amélie et Marie se projettent tout de même un peu sur la suite des événements, « Nous sommes surtout concentrées sur le passage du Cap-Vert, mais forcément nous commençons à regarder un peu l’arrivée et les conditions sur la traversée de l’Atlantique pour anticiper notre positionnement. On commence déjà à avoir une petite idée de la route que l’on souhaiterait emprunter vu la situation météo générale, mais nous n’avons pas encore tranché ! Nous surveillons l’évolution des prévisions d’ici le passage du Cap-Vert pour savoir si nous pouvons confirmer ou non notre projet. »

Le Class40 La Boulangère Bio qui est positionné plus à l’ouest et donc plus proche de l’orthodromie, la route théorique la plus courte, pointe en 6e position cet après-midi à 61 milles du leader Volvo (Gerckens / Hantzperg).

A noter l’abandon de deux duos cette nuit et en début d’après-midi : HBF – Reforest’Action (Kito De Pavant et Gwen Gbick) en raison d’une avarie de leur bout-dehors et Lenzi – Lanternes de Paris (Tanguy Duchatelet et Fabrice Renouard) pour divers problèmes techniques.

Le Class40 La Boulangère Bio prend forme au chantier JPS à la Trinité-sur-Mer

Dans les bâtiments du chantier JPS à la Trinité-sur-Mer, la construction du Class40 La Boulangère Bio a débuté mi-mai. Ce plan Raison, du nom de son architecte, devrait être mis à l’eau au mois d’août prochain. S’en suivront d’intenses navigations afin qu’Amélie prenne en main sa nouvelle machine avec laquelle elle s’élancera en novembre prochain pour sa première transatlantique en double, la Transat Jacques Vabre.