9 novembre 2021

Jour 2▸ Amélie Grassi et Marie Riou au contact dans le groupe de tête !

@polaRYSE

Il y a un peu plus de quarante-huit heures Amélie Grassi et Marie Riou prenaient le départ de la Transat Jacques Vabre. Ces deux premiers jours de course n’auront épargné personne, tant les conditions ont été difficiles avec du vent très erratique et un fort courant contraire obligeant les concurrents à rester constamment sur le pont pour veiller la moindre risée. Auteur d’un superbe départ au large du Havre, Amélie et Marie ont enroulé la bouée d’Étretat en 2e position, le duo La Boulangère Bio a su parfaitement maîtriser ce début de course malgré le schéma météo complexe et occupe le groupe de tête depuis le coup d’envoi. Une belle entame qui a été quelque peu entravée hier matin avec la rupture du plomb moteur, « Nous avions démarré le moteur pour effectuer une charge des batteries et la marche-arrière s’est malencontreusement enclenchée entraînant la rupture du plombage d’arbre d’hélice. Nous avons signalé notre problème à la direction de course à 10h30 TU. Conformément aux règles de course, le comité technique nous a infligé une pénalité forfaitaire de 90 minutes pour cette rupture de plomb. » explique Amélie.

La pénalité était à effectuer avant le Cap Vert, Amélie et Marie ont fait le choix de la réaliser hier soir profitant des faibles conditions météo et d’une flotte très ralentie. Le Class40 La Boulangère Bio a donc arrêté sa progression à 19h30 TU durant une heure et demie. « Nous avions la pénalité de 90 minutes à faire. On a vu que ça mollissait et que les bateaux de devant n’allaient sûrement pas réussir à s’échapper. C’était le meilleur moment pour s’arrêter. Du coup, nous avons prévenu la direction de course que nous allions l’effectuer en soirée. Nous avons pu reprendre notre route à 21h TU. »

Les deux navigatrices ont profité de ce stop pour régler les quelques autres soucis du bord. « Cet arrêt de 90 minutes nous a permis de bricoler deux ou trois trucs. Je suis montée de nuit au mât pour gérer une bricole que l’on avait à faire. Marie était au winch et m’a faite grimper là-haut. Tout s’est bien passé, les conditions étaient calmes, c’était sans danger. Le nouveau plombage est également en place et a été validé par la direction de course. Le bateau est désormais nickel, aucun problème technique à signaler, nous avons tout résolu ! »

Cet arrêt forcé n’aura pas eu de conséquences majeures sur le classement. Cinquièmes à 5,6 milles des leaders au moment de s’arrêter, Amélie et Marie ont repris leur route avec 11 milles de retard sur le premier Class40. « Ça nous a redonné le moral quand nous avons vu les concurrents à l’AIS ce matin ! Que l’on soit encore aussi proches des autres en ayant fait notre pénalité et avec nos quelques galères, franchement c’est pas mal ! » se réjouit Amélie.

Le duo pointe cet après-midi à la 13e place à 11,8 milles de Nicolas Jossier et Alexis Loison (La Manche #ÉvidenceNautique) qui mène la flotte des Class40. Amélie et Marie continuent de progresser dans des conditions de vent faible. Les filles de La Boulangère Bio sont dans le match et ne lâchent rien pour exploiter le potentiel de leur Class40 afin de grappiller les quelques places perdues cette nuit !

Vidéo du bord reçue ce matin

Le Class40 La Boulangère Bio prend forme au chantier JPS à la Trinité-sur-Mer

Dans les bâtiments du chantier JPS à la Trinité-sur-Mer, la construction du Class40 La Boulangère Bio a débuté mi-mai. Ce plan Raison, du nom de son architecte, devrait être mis à l’eau au mois d’août prochain. S’en suivront d’intenses navigations afin qu’Amélie prenne en main sa nouvelle machine avec laquelle elle s’élancera en novembre prochain pour sa première transatlantique en double, la Transat Jacques Vabre.